Raymond MARTIN

(1910-1992)

Woman with a jug

Raymond MARTIN

(1910-1992)

Woman with a jug

CAPTION

Height : 53 cm - 1' 8⁷/₈" in.
Depth : 28.5 cm - 0' 11¹/₄" in.
Width :22 cm - 0' 8⁵/₈" in.

DESCRIPTION

Bronze with dark bronw patina, signed « RAYMOND MARTIN », numbered 1/10, Founder's stamp C. Valsuani
Circa 1930
Né à Paris en 1910 et mort à Cachan en 1992, Martin Raymond est un sculpteur français issu de la première promotion de l’Ecole nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art (1925). Là-bas, il a pour professeur Jules Jouant, qui le guidera vers la sculpture alors que d’instinct il se destinait à la peinture. Durant cette période, il fait la connaissance de Robert Wlérick, de qui il sera le fidèle disciple et envers lequel il vouera une profonde admiration. En 1932, il s’affirme et réalisa sa première exposition à la galerie Paquereau à Paris. Peu après, la reconnaissance officielle ne tarde pas et il voit son Buste de Mergier acheté par la ville de Paris. Nommé sociétaire au Salon d’automne, avec l’achat par l’État de la Tête d’Ève en bronze, son père lui fait construire un atelier à Cachan, rue Auguste Rodin où il demeurera toute sa vie. En 1932, il obtient le prix Blumenthal et en 1938, il participe au concours pour la commande officielle d’une statue équestre pour un Monument au maréchal Foch, qu’il obtient avec en collaboration avec Wlérick. Ce dernier décédant en mars 1944, Raymond terminera seul l’importante commande du monument, qui sera inauguré en 1951 au centre la place du Trocadéro, à Paris. L’œuvre engendrera une réelle polémique notamment par rapport à sa taille et à la représentation du maréchal tête nue, portant une épée au lieu d’un sabre. Pendant ce temps, il expose chaque année au Salon des Tuileries. Nommé professeur à l’Académie de la Grande Chaumière à Paris où il restera de 1944 à 1951, il est élu parallèlement professeur à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs en remplacement de Marcel Gimond. Fort de son succès, il se voit confier en 1973 par la Tunisie, l’exécution d’une statue équestre pour un Monument au président Habib Bourguiba et d’une fontaine érigés à Sfax, à l’occasion des soixante-dix ans du chef de l’État. Il participe quelques années plus tard à l’ensemble architectural du parvis de la cathédrale d’Orléans. L’année 1885 est marquée par trois expositions importantes de son œuvre. Toutefois, il n’en oublie pas son amour pour le dessin qui est pour lui indispensable à sa création et à l’épanouissement de son œuvre. Ces dessins lui permettant de transcrire les ombres, les lumières et les volumes du corps humain. Le lien entre le dessin et le sculpteur s’est développé sur un tout autre plan, plus secret, moins utilitaire, celui de la vision en profondeur de la forme, avec des constantes, ses rappels, ses obsessions. 

Obsédé par la figure humaine, il s’attardera un temps sur l’étude de la femme notamment des Baigneuses. Scène d’intimité, Martin Raymond semble ici représenter la femme de son temps, fière et vivante. Il s’agit pour lui de conceptualiser tout ce qu’il a pu apprendre du dessin et ainsi de jouer avec les ombres et la lumière. L’absence de traits précis permet ainsi à toutes les femmes de s’identifier et laisse ainsi libre-court à l’imagination du spectateur. Ici, le sujet importe peu, il s’agit avant tout de représenter le corps féminin et de mettre en œuvre les leçons acquises depuis de nombreuses années. Le sculpteur cherchant à monumentaliser le corps de la femme et à exprimer son émotion à travers la recherche de mouvement. La patine beaucoup plus foncée, donne de l’intensité à cette œuvre et nous amène à voyager au cœur des préoccupations esthétiques de l’artiste.

 

PRICE

€ 6,800