HARFANG DES NEIGES

Gaston Etienne LE BOURGEOIS   page1image37504320

Sculpture en bois fruitier. Porte le monogramme de l’artiste
Pièce unique
Circa 1940

Hauteur : 21 cm
Largeur : 42 cm
Profondeur : 15 cm

Œuvre en rapport : Harfang des neiges, tilleul, H. 23 x L. 35 cm, collection particulière, Gaston Le Bourgeois (1880-1956), exposition présentée par la S.A.V.R.E (Sauvegarde Architecturale du Vieux Rambouillet et son Environnement), Bibliothèque Florian – Rambouillet, septembre 1996, reproduit n°12.

Bibliographie en référence : Art & Décoration, janvier 1916, p.21 ; Edward Horswell, Sculpture of Les animaliers 1900-1950, Londres, 2019, p. 206 à 209.

VENDU

Description

Même si Gaston Le Bourgeois a travaillé divers matériaux comme la pierre, l’ivoire, et même le ciment ou la feuille de plomb, c’est véritablement le bois qui a, et de loin, sa préférence. Il travaille aussi bien le bois indigène tel le buis, le figuier, le poirier, le platane… que les plus précieux comme l’ébène, le palissandre, la loupe d’amboine ou encore le teck. Ayant toujours vécu entouré d’animaux, ses modèles sont volontiers choisis dans un bestiaire familier (chat, lapin, poule, canard, pigeon, vache, furet, cobaye…) mais également exotique (lama, cacatoès, lion, agouti, coati…), tel qu’il l’observe, comme beaucoup d’artistes, au Jardin des Plantes à Paris ou encore au parc zoologique d’Anvers.  C’est le cas de notre Harfang des neiges. Ce rapace originaire des régions arctiques est une variété de hibou connu également sous le nom de chouette polaire, chouette blanche ou chouette arctique. Il se reconnait à son plumage au duvet épais et dense chargé de le protéger du grand froid, à sa tête au profil rond et à ses grands yeux jaunes. Gaston Le Bourgeois le réalise en ronde bosse dans un bois fruitier, probablement de merisier. Tout en inscrivant l’Harfang dans une forme triangulaire qui rend parfaitement la position de l’oiseau posé, scrutant les alentours, il en traduit admirablement le volume tout en rondeur dont ne ressortent que les yeux et le bec. Comme toujours, Gaston Le Bourgeois, tout en adaptant l’animal à la forme qu’il lui impose, réussit à conserver la manière d’être et le caractère de celui-ci : l’animal reste vivant.  Gaston Le Bourgeois prépare son travail par des dessins très précis et des esquisses en argile moulées dans du plâtre dont il se sert ensuite comme modèle. Ainsi, bien que notre sculpture soit une pièce unique, il existe un autre exemplaire de l’Harfang des neiges mais en position inversée et en bois de tilleul, plus clair. Il semblerait que ce soit un sujet auquel l’artiste a pensé assez tôt puisqu’on retrouve les mêmes oiseaux disposés en position affrontée dans un bas-relief pour un lambris réalisé pour le boudoir de Madame Doucet, avant 1916.

Nous remercions Noël Cailly, petit-fils de l’artiste pour toutes les précieuses informations qu’il nous a données.