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Galeries Nicolas BourriaudGaleries Nicolas Bourriaud
Galeries Nicolas Bourriaud
Sculptures XIXème & XXème siècle
1 Quai Voltaire 75007 Paris - France
gnb@galeriesnicolasbourriaud.com
205 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris - France
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Découvrez cette sculpture sur notre stand S05 du 19 au 23 septembre au Grand Palais

La Pleureuse est l’une des variations d’une série de masques conçus à l’origine pour La Porte de l’Enfer d’Auguste Rodin. Elle devait notamment apparaître dans un bas-relief représentant des centaures, créatures infernales mi-homme, mi-cheval torturant les damnés. Finalement retiré par Rodin, ce bas-relief ne figure pas dans la version définitive de l’œuvre.

Rodin conserve toutefois une affection particulière pour cette figure du chagrin, qui connaîtra une remarquable postérité comme œuvre autonome. Réalisée en plâtre, en marbre — avec au moins trois exemplaires — puis en bronze, La Pleureuse existe sous plusieurs versions et modes de présentation.

Notre Tête de la Pleureuse, 2ème version présente un visage aux yeux entrouverts, à la bouche fine et fermée. Les cheveux, séparés par une raie médiane, sont repoussés derrière les oreilles, tandis que l’arrière de la tête est aplati.

Exécutée pour le musée Rodin en août 1925, elle fut acquise par Jules E. Matsbaum (1872-1926), entrepreneur américain à l’origine du musée Rodin de Philadelphie, lors d’une importante commande passée en novembre 1925.

Grand amateur de l’œuvre de Rodin, Matsbaum acquit plus de sept épreuves en bronze des différentes versions de La Pleureuse en 1925 et 1926 pour le musée Rodin de Philadelphie, ainsi que quatre exemplaires à titre personnel pour ses trois filles.

Entre 1925 et 1927, le musée Rodin fit réaliser au moins quatre exemplaires en bronze de cette 2ème version, dite également « version au cou coupé à mi-hauteur et à la chevelure asymétrique », par la fonderie Alexis Rudier.

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La Hyène de Georges Hilbert est une œuvre consacrée à un animal mal aimé en raison de son physique jugé ingrat et de sa réputation de charognard, mais qui fascine pourtant le sculpteur, comme elle avait déjà inspiré François Pompon.

Fils d’un vétérinaire, Hilbert développe très tôt une passion pour le monde animal. C’est au Jardin des Plantes, face aux animaux, qu’il apprend son métier en pratiquant la taille directe, technique qu’il découvre notamment auprès de l’Espagnol Mateo Hernandez (1885-1949).

Comme son maître, Hilbert travaille directement le bloc de pierre, face au modèle, sans nécessairement passer par des dessins ou esquisses préparatoires. Il privilégie les matières les plus dures et cherche surtout à saisir le comportement, le caractère et la psychologie de l’animal.

Sa rencontre avec François Pompon renforce cette approche. Hilbert développe alors un véritable bestiaire, marqué par une grande force expressive et une attention particulière à la nature instinctive des animaux.

Notre Hyène, représentée grandeur nature, se reconnaît à ses grandes oreilles rondes, ses yeux imposants, ses puissantes pattes griffues, son avant-corps massif et son cou épais. Courbée comme un gros chien, le museau dirigé vers le sol à la recherche de nourriture, sa posture corrige le déséquilibre naturel de l’animal, dont les pattes antérieures sont plus longues que les postérieures.

L’œuvre est sculptée dans un superbe Petit Granit belge, également appelé Pierre Bleue de Belgique. Formé en milieu marin chaud et peu profond par l’accumulation de fossiles, notamment de crinoïdes, ce matériau se distingue par sa teinte bleu-gris.
Son riche coloris est magnifié par le poli de la sculpture, qui contraste avec certaines parties volontairement laissées brutes. Ce jeu de surfaces donne l’impression que l’animal émerge directement de la pierre.

Datée de 1924, cette œuvre unique fut présentée au Salon des Tuileries en 1926, puis exposée à nouveau à New York en 1928.

#sculptur
La galerie Nicolas Bourriaud vous souhaite un bel La galerie Nicolas Bourriaud vous souhaite un bel été et bonnes vacances avec cette Baigneuse à l’écharpe d’Aristide Maillol à retrouver en septembre à @fineartsparisfair 🏖️🌞💦

Fermeture estivale de nos deux galeries
- rive droite rive gauche -
du 1 au 31 août 2026
Réouverture le 1er septembre 

Nous serons heureux de vous retrouver au mois du 19 au 23 septembre sur le stand S05 du salon Fine Arts Paris

La beauté de cette sculpture réside dans sa simplicité. Avec cette œuvre, Maillol prend le contre-pied de la sculpture de son époque, marquée par l’influence de Rodin. Ici, aucune émotion exacerbée, aucun muscle tendu : le visage demeure impassible, les formes sont pleines, la peau lisse. Toute la puissance de l’œuvre naît de cette pureté des lignes, où le corps est pensé comme une véritable architecture.

Le mouvement ne vient pas d’un geste spectaculaire, mais d’une force intérieure qui semble animer la matière. La poitrine paraît se soulever, le bronze semble traversé par le souffle de la vie. Le visage, inspiré de celui de son épouse Clotilde, revient comme un motif récurrent dans son œuvre, tandis que les titres importent peu : pour Maillol, le sujet s’efface devant la recherche de la forme idéale.

Nourri par l’art égyptien, la Grèce archaïque et classique, et les sculptures d’Olympie, Maillol crée un art hors du temps, empreint de grâce, de calme et d’équilibre.

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Découvrez cette sculpture sur notre stand S05 du 19 au 23 septembre au Grand Palais

Alfred Boucher expose au Salon des Artistes Français dès 1874, où ses œuvres sont régulièrement acquises par l’État. Il connaît toutefois un succès particulier avec ses nus féminins en marbre, comme Le Repos (1892) et Volubilis (1897).

Reconnu comme un remarquable tailleur de marbre, il pratique lui-même la taille directe dans le marbre de Carrare et ne fait appel qu’à quelques praticiens. Ses sculptures sont souvent réalisées en plusieurs exemplaires et dans différents formats.

Parmi ses thèmes de prédilection figure la représentation d’une jeune femme debout, nue ou drapée, adossée à une stèle ou à un tronc d’arbre. Cette composition, très appréciée au XIXᵉ siècle, est ici revisitée par Boucher avec une figure écrivant sur une stèle, incarnant un idéal de beauté aux formes douces et à la surface délicatement polie.

L’œuvre est connue par un modèle en plâtre photographié dans son atelier, ainsi que par un exemplaire en marbre visible sur des clichés réalisés avant 1902. Dans cette version, la stèle se termine par un hémicycle.

Comme souvent chez Alfred Boucher, la sensualité demeure subtile et maîtrisée. En 1923, Clément Alibert écrivait : « Il travaille dans la beauté […] tout est mesure, ordre, harmonie et clarté. » Une formule qui résume parfaitement l’art de Boucher, célébrant avec délicatesse les lignes harmonieuses et la beauté du corps féminin.

👥 Contact: gnb@galeriesnicolasbourriau.com
01 42 61 31 47 

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