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Galeries Nicolas BourriaudGaleries Nicolas Bourriaud
Galeries Nicolas Bourriaud
Sculptures XIXème & XXème siècle
1 Quai Voltaire 75007 Paris - France
gnb@galeriesnicolasbourriaud.com
205 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris - France
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« La sculpture doit être simple et belle comme une roche, une montagne, une rivière, une fleur. » — Csaky

En janvier 1930, la revue Montparnasse consacre une importante monographie au sculpteur, rédigée par George Waldemar. Sur près de vingt années, l’auteur retrace l’évolution d’un artiste qui passe du cubisme des débuts aux formes plus sereines et sensuelles de sa maturité.

Peu à peu, les cubes, cônes et angles droits laissent place aux courbes, aux modulations de la lumière et à une figure humaine plus libre. Csaky affirme alors une sculpture plus équilibrée, fondée sur la simplicité, l’élégance et la justesse des proportions.

En 1934, la galerie Huinck & Scherjon d’Amsterdam présente ses œuvres récentes, témoignant de cette nouvelle période figurative. Parmi elles figurent huit bronzes fondus par la maison Rudier entre 1928 et 1930, dont Femme dormant, n°29.
Une œuvre qui illustre parfaitement cette évolution : d’une géométrie affirmée vers une sculpture où la lumière et la douceur des formes prennent toute leur place.

Joseph Csaky (1888-1971)
Femme dormant
Bronze à patine brun nuancé, signé « CSAKY ».
Fonte d’Alexis Rudier, porte la marque du fondeur
« ALEXIS.RUDIER / FONDEUR.PARIS »
H. 17,2 x L. 41,1 x P. 16,5 cm
11 mars 1930
Vraisemblablement pièce unique

Découvrez cette sculpture sur notre stand S05 du 19 au 23 septembre au Grand Palais

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Quand l’observation de la nature devient sculpture : l’élégance intemporelle d’Armand Petersen.

Considéré comme l’un des plus grands sculpteurs animaliers français du XXe siècle, Petersen se forme d’abord à Genève, où il étudie l’orfèvrerie et la ciselure, développant très tôt un goût pour la précision et le travail minutieux. Installé ensuite à Paris puis en Hongrie, il se consacre au modelage et découvre l’observation directe des animaux, qui devient rapidement au cœur de son œuvre.

Son intérêt pour la sculpture animalière s’affirme pleinement à partir de 1926, lorsqu’il travaille à la fauverie du Jardin des Plantes. Proche de François Pompon, Petersen partage avec lui une même recherche : saisir l’animal dans ses attitudes naturelles et en traduire les lignes essentielles avec une remarquable économie de moyens.

Créée en 1931, Panthère se léchant illustre parfaitement cette approche. L’animal est représenté dans un geste familier, dont la souplesse souligne la rondeur et l’harmonie des volumes. Derrière l’apparente simplicité des formes se révèle une profonde maîtrise de l’anatomie et un remarquable travail de synthèse.

Notre exemplaire est une très belle fonte au sable, revêtue d’une patine brune délicatement nuancée de vert. La qualité de son exécution et les caractéristiques de sa patine évoquent les productions des années 1940 et pourraient permettre de la rapprocher des premières fontes au sable réalisées pour ce modèle.

Panthère se léchant (1931)
Bronze à patine brun nuancé, signé « PETERSEN »
Fonte au sable de Susse, porte la pastille du fondeur ainsi que la marque « Susse Frs
Eds Paris » et l’estampille « BRONZE »
H. 17,5 x L. 20 x P. 10 cm
Circa 1945

Découvrez cette sculpture sur notre stand S05 du 19 au 23 septembre au Grand Palais

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Découvrez cette sculpture sur notre stand S05 du 19 au 23 septembre au Grand Palais

Ce Orphée de Pierre-Alfred-Noël Cazaubon s’inscrit dans le sillage de Maillol et de Bourdelle, avec une volonté de donner à la sculpture une dimension monumentale, pensée pour occuper pleinement l’espace.

Cazaubon représente ici Orphée, héros mythologique descendu aux Enfers pour retrouver Eurydice. Debout, nu et élancé, les bras levés, il tient sa lyre au-dessus de sa tête dans une attitude à la fois élégante et profondément dynamique.

La fluidité des lignes, les formes épurées et stylisées ainsi que le modelé doux et vibrant font écho au travail de Maillol, tout en donnant à cette figure une énergie et une grande modernité.

Cette œuvre rappelle également l’Apollon musagète d’Henri Bouchard, autre sculpture monumentale en bronze réalisée pour le Palais de Chaillot. Là où Bouchard privilégie une figure puissante et statique, Cazaubon donne à Orphée un mouvement saisissant.

Sa réalisation constitue enfin une véritable prouesse technique : ce bronze monumental a été fondu à la cire perdue en deux parties, ensuite soudées. Une fonte exceptionnelle réalisée par Attilio Valsuani, frère de Claude Valsuani.

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Découvrez cette sculpture sur notre stand S05 du 19 au 23 septembre au Grand Palais

La Pleureuse est l’une des variations d’une série de masques conçus à l’origine pour La Porte de l’Enfer d’Auguste Rodin. Elle devait notamment apparaître dans un bas-relief représentant des centaures, créatures infernales mi-homme, mi-cheval torturant les damnés. Finalement retiré par Rodin, ce bas-relief ne figure pas dans la version définitive de l’œuvre.

Rodin conserve toutefois une affection particulière pour cette figure du chagrin, qui connaîtra une remarquable postérité comme œuvre autonome. Réalisée en plâtre, en marbre — avec au moins trois exemplaires — puis en bronze, La Pleureuse existe sous plusieurs versions et modes de présentation.

Notre Tête de la Pleureuse, 2ème version présente un visage aux yeux entrouverts, à la bouche fine et fermée. Les cheveux, séparés par une raie médiane, sont repoussés derrière les oreilles, tandis que l’arrière de la tête est aplati.

Exécutée pour le musée Rodin en août 1925, elle fut acquise par Jules E. Matsbaum (1872-1926), entrepreneur américain à l’origine du musée Rodin de Philadelphie, lors d’une importante commande passée en novembre 1925.

Grand amateur de l’œuvre de Rodin, Matsbaum acquit plus de sept épreuves en bronze des différentes versions de La Pleureuse en 1925 et 1926 pour le musée Rodin de Philadelphie, ainsi que quatre exemplaires à titre personnel pour ses trois filles.

Entre 1925 et 1927, le musée Rodin fit réaliser au moins quatre exemplaires en bronze de cette 2ème version, dite également « version au cou coupé à mi-hauteur et à la chevelure asymétrique », par la fonderie Alexis Rudier.

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