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Galeries Nicolas BourriaudGaleries Nicolas Bourriaud
Galeries Nicolas Bourriaud
Sculptures XIXème & XXème siècle
1 Quai Voltaire 75007 Paris - France
gnb@galeriesnicolasbourriaud.com
205 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris - France
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Découvrez cette sculpture sur notre stand S05 du 19 au 23 septembre au Grand Palais

Ce Orphée de Pierre-Alfred-Noël Cazaubon s’inscrit dans le sillage de Maillol et de Bourdelle, avec une volonté de donner à la sculpture une dimension monumentale, pensée pour occuper pleinement l’espace.

Cazaubon représente ici Orphée, héros mythologique descendu aux Enfers pour retrouver Eurydice. Debout, nu et élancé, les bras levés, il tient sa lyre au-dessus de sa tête dans une attitude à la fois élégante et profondément dynamique.

La fluidité des lignes, les formes épurées et stylisées ainsi que le modelé doux et vibrant font écho au travail de Maillol, tout en donnant à cette figure une énergie et une grande modernité.

Cette œuvre rappelle également l’Apollon musagète d’Henri Bouchard, autre sculpture monumentale en bronze réalisée pour le Palais de Chaillot. Là où Bouchard privilégie une figure puissante et statique, Cazaubon donne à Orphée un mouvement saisissant.

Sa réalisation constitue enfin une véritable prouesse technique : ce bronze monumental a été fondu à la cire perdue en deux parties, ensuite soudées. Une fonte exceptionnelle réalisée par Attilio Valsuani, frère de Claude Valsuani.

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Découvrez cette sculpture sur notre stand S05 du 19 au 23 septembre au Grand Palais

La Pleureuse est l’une des variations d’une série de masques conçus à l’origine pour La Porte de l’Enfer d’Auguste Rodin. Elle devait notamment apparaître dans un bas-relief représentant des centaures, créatures infernales mi-homme, mi-cheval torturant les damnés. Finalement retiré par Rodin, ce bas-relief ne figure pas dans la version définitive de l’œuvre.

Rodin conserve toutefois une affection particulière pour cette figure du chagrin, qui connaîtra une remarquable postérité comme œuvre autonome. Réalisée en plâtre, en marbre — avec au moins trois exemplaires — puis en bronze, La Pleureuse existe sous plusieurs versions et modes de présentation.

Notre Tête de la Pleureuse, 2ème version présente un visage aux yeux entrouverts, à la bouche fine et fermée. Les cheveux, séparés par une raie médiane, sont repoussés derrière les oreilles, tandis que l’arrière de la tête est aplati.

Exécutée pour le musée Rodin en août 1925, elle fut acquise par Jules E. Matsbaum (1872-1926), entrepreneur américain à l’origine du musée Rodin de Philadelphie, lors d’une importante commande passée en novembre 1925.

Grand amateur de l’œuvre de Rodin, Matsbaum acquit plus de sept épreuves en bronze des différentes versions de La Pleureuse en 1925 et 1926 pour le musée Rodin de Philadelphie, ainsi que quatre exemplaires à titre personnel pour ses trois filles.

Entre 1925 et 1927, le musée Rodin fit réaliser au moins quatre exemplaires en bronze de cette 2ème version, dite également « version au cou coupé à mi-hauteur et à la chevelure asymétrique », par la fonderie Alexis Rudier.

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La Hyène de Georges Hilbert est une œuvre consacrée à un animal mal aimé en raison de son physique jugé ingrat et de sa réputation de charognard, mais qui fascine pourtant le sculpteur, comme elle avait déjà inspiré François Pompon.

Fils d’un vétérinaire, Hilbert développe très tôt une passion pour le monde animal. C’est au Jardin des Plantes, face aux animaux, qu’il apprend son métier en pratiquant la taille directe, technique qu’il découvre notamment auprès de l’Espagnol Mateo Hernandez (1885-1949).

Comme son maître, Hilbert travaille directement le bloc de pierre, face au modèle, sans nécessairement passer par des dessins ou esquisses préparatoires. Il privilégie les matières les plus dures et cherche surtout à saisir le comportement, le caractère et la psychologie de l’animal.

Sa rencontre avec François Pompon renforce cette approche. Hilbert développe alors un véritable bestiaire, marqué par une grande force expressive et une attention particulière à la nature instinctive des animaux.

Notre Hyène, représentée grandeur nature, se reconnaît à ses grandes oreilles rondes, ses yeux imposants, ses puissantes pattes griffues, son avant-corps massif et son cou épais. Courbée comme un gros chien, le museau dirigé vers le sol à la recherche de nourriture, sa posture corrige le déséquilibre naturel de l’animal, dont les pattes antérieures sont plus longues que les postérieures.

L’œuvre est sculptée dans un superbe Petit Granit belge, également appelé Pierre Bleue de Belgique. Formé en milieu marin chaud et peu profond par l’accumulation de fossiles, notamment de crinoïdes, ce matériau se distingue par sa teinte bleu-gris.
Son riche coloris est magnifié par le poli de la sculpture, qui contraste avec certaines parties volontairement laissées brutes. Ce jeu de surfaces donne l’impression que l’animal émerge directement de la pierre.

Datée de 1924, cette œuvre unique fut présentée au Salon des Tuileries en 1926, puis exposée à nouveau à New York en 1928.

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La galerie Nicolas Bourriaud vous souhaite un bel La galerie Nicolas Bourriaud vous souhaite un bel été et bonnes vacances avec cette Baigneuse à l’écharpe d’Aristide Maillol à retrouver en septembre à @fineartsparisfair 🏖️🌞💦

Fermeture estivale de nos deux galeries
- rive droite rive gauche -
du 1 au 31 août 2026
Réouverture le 1er septembre 

Nous serons heureux de vous retrouver au mois du 19 au 23 septembre sur le stand S05 du salon Fine Arts Paris

La beauté de cette sculpture réside dans sa simplicité. Avec cette œuvre, Maillol prend le contre-pied de la sculpture de son époque, marquée par l’influence de Rodin. Ici, aucune émotion exacerbée, aucun muscle tendu : le visage demeure impassible, les formes sont pleines, la peau lisse. Toute la puissance de l’œuvre naît de cette pureté des lignes, où le corps est pensé comme une véritable architecture.

Le mouvement ne vient pas d’un geste spectaculaire, mais d’une force intérieure qui semble animer la matière. La poitrine paraît se soulever, le bronze semble traversé par le souffle de la vie. Le visage, inspiré de celui de son épouse Clotilde, revient comme un motif récurrent dans son œuvre, tandis que les titres importent peu : pour Maillol, le sujet s’efface devant la recherche de la forme idéale.

Nourri par l’art égyptien, la Grèce archaïque et classique, et les sculptures d’Olympie, Maillol crée un art hors du temps, empreint de grâce, de calme et d’équilibre.

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