Description
Fils d’un taxidermiste, Christophe Fratin évolue dès son enfance au milieu d’un univers peuplé d’animaux qui nourrissent ensuite sa sculpture tout au long de sa carrière. Doté d’une imagination fertile, sa richesse d’inspiration est impressionnante, comme en témoigne le bestiaire que composent ses sculptures. Les sujets qui rencontrent le plus de succès sont les ours anthropomorphes, les singes, les fauves, les cervidés, les sangliers … et surtout les chevaux, ses animaux de prédilection.
Il réalise notamment des portraits de chevaux réputés, genre pour lequel ses connaissances anatomiques et le réalisme de sa manière sont tout à fait adaptés. Avec un grand sens du détail, il sait particulièrement mettre en valeur le port, le galbe et la nervosité de l’animal. C’est ainsi qu’au Salon de 1831, en même temps que le Tigre dévorant un gavial de Barye, il présente une cire de Fermer, cheval anglais pur-sang. Quelques années plus tard, en 1834, c’est au tour de Félix, cheval pur-sang du haras de Viroflay, puis du Cheval Tony réalisé en 1840. L’année suivante c’est notre modèle, Hercule, qui voit le jour. Fort de ces succès répétés, qui présentent Fratin comme le « rival redoutable » de Barye, il éveille l’intérêt de l’aristocratie et des pouvoirs publics. Ainsi une grande statue de cheval lui est commandée par le ministère de l’Intérieur en 1848. Après avoir figuré au Salon de 1850 elle est offerte à la ville de Metz où elle est encore installée sur la place de l’Esplanade.
Notre sculpture n’a pas de marque de fondeur. Dans les années 1840 Fratin travaille plutôt avec les ateliers Quesnel mais dans tous les cas il surveille de près sa production. L’admirable qualité de fonte et de patine aux belles nuances chaudes de bruns de notre exemplaire en est la preuve.












