LA SUPPLIANTE (1899)

Victor SEGOFFIN

Bronze à patine brun nuancé, signé « V Segoffin » et daté « 1899 »
Fonte de Alexis Rudier, porte l’inscription « .ALEXIS.RUDIER.Fondeur.Paris. », le monogramme de l’artiste et le numéro « 15 »
H. 58,5 x L.18 x P. 18,7 cm
Circa 1910

Œuvres en rapport : La suppliante, statuette, bronze (H. 58,6 cm), Toulouse, musée des Augustins (Inv.48 4 6).

Exposition : 1901, Suppliante, plâtre, Salon des artistes français, n° 3544.
Source manuscrite : centre de documentation du musée d’Orsay, boîtes Segoffin, dossier La suppliante.

Bibliographie : Luce Rivet « le sculpteur Victor Ségoffin (1867-1923) »  revue de Comminges, tome CI, 1988, p. 277-281.

Description

Exécutée en 1899, exposée le 26 mai 1900, puis envoi de Rome le 6 juin 1900, la Suppliante (plâtre) a été exposée au Salon des artistes français en 1901. C’est une oeuvre dans laquelle l’influence de Camille Claudel et Rodin est sous-jacente ; elle rappelle, par ses dimensions et son titre, certaines des femmes damnées du tympan de la Porte de l’Enfer. Comme nous l’indique Luce Rivet dans ses propos sur l’art de Segoffin « le modelé, compromis entre les leçons de Barrias, de Falguière et l’art de Rodin, affirme une palpitation de surface à l’antithèse de la froideur « académique » (opus cité-supra, page 280).  C’est bien cette même ferveur aux accents rodiniens que l’on peut admirer dans notre statuette. Dans les tirages, les bronzes portent souvent comme ici, en plus de la signature, un cachet frappé, formé entre autres des initiales du sculpteur.