LEDA ET LE CYGNE

Alfred-Auguste JANNIOT

Bronze à patine brun nuancé, signé « JANNIOT »
Fonte d’Alexis Rudier, porte la marque du fondeur « A. Rudier / Fondeur. Paris  »
H.
27 x L. 27 x P. 25 cm
Circa 1920

Bibliographie : Alfred Auguste Janniot (1889-1969), Collectif, Paris, 2003.



Description

Grand prix de Rome en 1919, Janniot, lors de son séjour à la villa Médicis noue des relations déterminantes pour sa carrière. Il rencontre le peintre Dupas, futur maître du groupe « néodavidien » qui l’introduira dans cette école bordelaise où se retrouvent Despujols, Poughéon, Delorme… Une nouvelle génération qui emprunte à la tradition classique. Les thèmes sont volontiers antiquisants et la forme privilégie les élégances récurrentes de la Renaissance tout en tenant compte des recherches puristes modernes.

Mais c’est aussi au travers de son maître Injalbert (1845-1933) qui savait modeler des formes pleines de verve et de mouvement, que Janniot hérite de l’esprit de Carpeaux qui préside à son initiation artistique et lui fait découvrir le sens du rythme, l’élan du modelé, l’alacrité des lignes et des corps. Autant de qualités formelles présentes dans ce Léda et le Cygne.

Léda est ici recroquevillée sur elle-même ; le volume et la puissance des muscles vigoureux permettent au nu de s’imposer dans l’espace. Janniot prouve ici une fois encore sa maîtrise des jeux de l’ombre et de la lumière sculptés en relief, une formule qui deviendra la clef de voûte de sa poétique dans l’exercice de la ronde-bosse ou du bas-relief monumental dont il fut le grand représentant. Il s’agit d’un rare modèle en fonte anthume par le fondeur de Rodin, Alexis Rudier.