GUERRIER TARTARE ARRÊTANT SON CHEVAL

Antoine-Louis BARYE

Bronze à patine brun richement nuancé, avec émaillage noir, vert et bleu, sur socle doré et émaillé bleu, le tout formant une pendule; cadran signé Le Roy et Fils.
Fonte Atelier Barye-Martin

Hauteur : 50 cm – 1′ 7³/₄ » in.
Profondeur : 44 cm – 1′ 5³/₈ » in.
Largeur :26 cm – 0′ 10¹/₄ » in.

Bibliographie : Michel Poletti et Alain Richarme, Barye Catalogue raisonné des sculptures, Paris, 2000, pp. 76, 77 modèle reproduit sous le n° F10, p. 442 modèle photographié sous le n° 514.

Description

Sculpture emblématique de la période romantique, le Guerrier tartare est l’un des modèles les plus célèbres de Barye. Armé d’un arc et d’un carquois, portant un casque avec un panache inversé, le guerrier est d’origine asiatique. L’accent est mis sur le traitement de l’armure et sur l’impression puissante de la force du vent. Sa monture s’arrête si violemment qu’une de ses jambes repose presque sur le sol.

La sculpture est présentée sur un imposant socle d’inspiration néo Renaissance orné en son centre d’une pendule, et décoré d’émaux champlevés. Cette association décorative est la marque des fontes exceptionnelles. Les nombreuses autres versions du même sujet ne comportent généralement pas l’important socle néo-renaissance, et gardent l’aspect du bronze patiné. Seul le musée d’Orsay possède une œuvre comparable, du même type de polychromie et daté de 1855, année où le modèle a été présenté à la première Exposition universelle de Paris.
Cette vive polychromie présente sur les deux œuvres revient certainement à Émile Martin lui-même, qui a su transformer l’œuvre du statuaire en un objet de pure décoration correspondant au goût fastueux des riches intérieurs du Second Empire. Pour ce faire, il a fallu procéder à une ciselure nouvelle de manière à creuser davantage le modèle pour permettre de déposer à certains endroits les nuances colorées de l’émail.