FEMME DORMANT

Joseph CSAKY 

Bronze à patine brun nuancé, signé « CSAKY ».
Fonte d’Alexis Rudier, porte la marque du fondeur « ALEXIS.RUDIER / FONDEUR.PARIS  »
H. 17,2 x L. 41,1 x P. 16,5 cm
11 mars 1930

Vraisemblablement pièce unique

Exposition : Kunsthandel Huinck & Scherjon, Amsterdam, 1934, N° 29.

Bibliographie : Donald Karshan, Csaky, 1973; Félix Marcilhac, Joseph Csaky Catalogue raisonné des sculptures, Paris, 2007, page 352, modèle référencé n° 1930-FM.169.

Description

En janvier 1930,  la revue Montparnasse publia une importante monographie sur Csaky rédigée par George Waldemar. L’auteur y analysait sur près de vingt années l’étonnante production artistique du sculpteur résumant les divers aspects de son travail depuis les oeuvres cubistes de la première heure, les contrastes de formes de l’immédiat après-guerre et la figuration cubiste qui l’avait suivi, jusqu’aux bas-reliefs en pierre polychrome, les portraits à la stylisation antique et les figures féminines aux douceurs sensuelles que contrebalançait la brutalité de certains sujets animaliers, terminant par les archétypes d’une sculpture figurative, présentés comme l’aboutissement d’une recherche toute personnelle de l’éternel féminin.

C’est en effet vers l’âge de quarante ans que l’art de Csaky devint plus serein, moins intellectuel, apparaissant plus équilibré, tant par l’élégance des formes que par leurs bonnes proportions soulignées par un dessin net et précis. La forme anthropomorphique s’affirma ainsi plus librement, les cubes, les cônes, les angles droits et les artères saillantes de la période précédente firent place comme dans Femme dormant exécutée le 11 mars 1930, aux courbes et aux modulations révélées par la lumière. Csaky aimait à dire : « Je n’utilise jamais de modèles, les sculptures surgissent en moi. La sculpture doit être simple et belle comme une roche, une montagne, une rivière, une fleur ».

Du 17 février au 17 mars 1934, la galerie Huinck & Scherjon d’Amsterdam consacra une exposition de ses sculptures en compagnie des oeuvres d’un artiste peintre du nom de Radda. Csaky y exposait des oeuvres de conceptions récentes, exécutées dans des matières diverses mais donnant une idée assez complète de son œuvre d’obédience figurative des cinq dernières années. Elle comprenait entre autres huit bronzes fondus par la maison Rudier entre 1928 et 1930 dont notre modèle Femme dormant, n° 29.